L’allumette fut d’abord un moyen de transporter le feu elle s’appelait alors « fidibus » déformation probable de « fil de bois » en vieux français. Puis, il y a un siècle et demi, elle permit enfin de créer le feu. Les fidibus étaient conservés dans de petits pots appelés porte-fidibus tout naturellement on mit les allumettes dans un pot en ajoutant un grattoir cet objet qui fait « naître le feu » devint le pyrogène.
En 1832, on vend à Paris des allumettes dites "pyrogènes". Après 1833, les allumettes au phosphore d’Outre-Rhin acquièrent la réputation d’être les meilleures. La vogue des "allumettes viennoises" va grandissant, malgré le danger qu’elles représentent car elles s’enflamment trop facilement. En 1845, le chimiste autrichien Schrötter transforme le phosphore blanc en phosphore rouge, ce qui le rend inoffensif. Les Suédois, au même moment, imaginent de préparer deux pâtes, l’une pour l’allumette, l’autre pour le phosphore. Les "allumettes de sûreté" ou "allumettes suédoises" sont nées. Le pyrogène va progressivement disparaître.